Le 20 février 2024, dans l’après-midi, des milliers d'agriculteurs de toute la Grèce, qui sont dans la rue et aux barrages installés à plus de 50 points des routes nationales depuis un mois, sont arrivés à Athènes avec des dizaines de bus et de tracteurs et ont organisé une grande marche et un rassemblement devant le Parlement grec.
Les syndicats, les associations des étudiants, les associations des travailleurs indépendants, la Fédération des Femmes de Grèce et d'autres organisations de masse ont donné la bienvenue aux paysans pauvres dans la capitale.
S'exprimant lors du rassemblement au nom des syndicats de l'Attique qui ont contribué à la préparation de la mobilisation, Giannis Tasioulas, Président de la Fédération des Travailleurs du Bâtiment, a noté: "Nous sommes à vos côtés. Les ouvriers sont aux côtés des agriculteurs, les agriculteurs sont aux côtés desouvriers, parce que nous avons des intérêts communs. Parce que nous payons le prix de la politique anti-ouvrière, de la politique de la PAC et de l'UE qui va à l’encontre des agriculteurs. Parce que nous sommes confrontés aux mêmes problèmes, créés et exacerbés par les mêmes causes. Pour nous et nos besoins, il y a des contraintes budgétaires, tandis qu'une poignée de personnes et de grands intérêts jouissent de la liberté de piétiner nos vies pour leurs propres profits".
Lors du rassemblement, les agriculteurs ont mis en avant leurs revendications fondamentales, telles qu’une réduction des coûts de production, la non-application de la nouvelle PAC et sa renégociation, le rétablissement de leurs revenus perdus et une compensation à 100% à la suite des catastrophes naturelles, des mesures contre le changement de nom des produits végétaux, animaux et apicoles importés en produits grecs, l’instauration des prix garantis pour les produits agricoles qui couvrentles coûts de production, des travaux pour la protection du pays contre les inondations.






