«Victoire pour la lutte des lycéens en France!», souligne le Bureau de presse du Conseil central de la KNE dans un communiqué sur les manifestations des élèves à grande échelle, en soulignant ce qui suit:
«Nous saluons et exprimons notre solidarité avec les milliers de lycéens – garçons et filles – qui ont envahi les rues de France pour réclamer “Pour tous l’éducation”, le slogan phare de leurs manifestations.
Des classes de 35 élèves, des écoles sans chauffage, des milliers de postes d’enseignants vacants, les barrières de classe et la discrimination brossent le véritable tableau du système éducatif français, considéré comme un «modèle» par le gouvernement grec et l’opposition convenable. Les jeunes réagissent massivement aux coupes budgétaires dans l’éducation, alors que le gouvernement français, comme dans le reste de l’UE, dépense des milliards en équipement militaire, au détriment des salaires, de la santé et de l’éducation.
Nous condamnons la répression brutale exercée par les forces de l’ordre, qui s’est soldée par des milliers de manifestants arrêtés et blessés, par des violences physiques et par l’utilisation de gaz lacrymogènes. Une pancarte brandie par un lycéen manifestant était particulièrement éloquente: «Peut-on discuter sans que vous nous tiriez des gaz lacrymogènes dessus?». Telle est la «démocratie» de façade qui règne dans toute l’Union européenne, qui brandit le fouet contre quiconque lève la tête et défend ses droits.
En France, en Grèce et partout dans le monde, ceux qui pensent pouvoir empêcher les jeunes de se battre, de revendiquer leurs droits et de rêver d’un monde meilleur se font des illusions.
Jeudi 8 octobre, ce sera au tour des élèves en Grèce, qui organisent la Journée d’action nationale dans les établissements scolaires partout dans le pays!»
