En Grèce, tles syndicats du secteur privé comme du secteur public s’apprêtent à intensifier leur lutte de manière décisive par de nouvelles grèves, portés par l’élan donné par la grève internationale massive des dockers de vendredi. Ils se préparent à une grande grève générale nationale le 25 novembre sous le slogan «Nous ne travaillons pas pour la guerre». Vendredi 30 octobre après-midi, , alors que la vague internationale de grèves battait encore son plein et avait atteint les ports des Amériques, les syndicats affiliés au Centre Syndical d’Athènes — qui regroupe des centaines de syndicats représentant des centaines de milliers de travailleurs — ont tenu une réunion importante.
Le 30 octobre a démontré à quel point les travailleurs peuvent être puissants lorsqu’ils s’organisent et coordonnent leur lutte. Ils peuvent faire obstacle aux projets de guerre, ouvrant la voie au renversement de la politique du profit et de l’exploitation. Dans 113 ports répartis dans 22 pays et sur cinq continents, la classe ouvrière a lancé un message qui a résonné d’un bout à l’autre du globe: «Nous ne travaillons pas pour la guerre!»
En Grèce, les grévistes ont pris position dès l’aube: aux portes du port, sur les rampes d’embarquement et dans les usines. Le Pirée, plus grand port du pays et sixième d’Europe, était au cœur de cette journée historique. Les dockers ont formé des piquets de grève sur les quais de COSCO et les marins ont fait de même sur les rampes d’embarquement. Les travailleurs ont également fait grève dans d’autres ports, notamment à Rafina, Lavrio, Patras, Igoumenitsa, Elefsina, Rio-Antirrio et Thessalonique.
Comme l’a souligné le Front Militant de Tous les Travailleurs (PAME): «Le 30 octobre a marqué l’histoire du mouvement ouvrier international! Il démontre la puissance dont disposent les travailleurs lorsqu’ils s’organisent, prennent des décisions collectives et coordonnent leurs actions par-delà les frontières.
La résonance internationale des événements d’aujourd’hui montre jusqu’où peut aller une lutte fondée sur des intérêts communs et la lutte organisée de la classe ouvrière.
Le capital, les gouvernements et les alliances impérialistes ont été témoins de ce qu’ils redoutent véritablement: la puissance d’un peuple organisé, capable de s’opposer aux politiques de guerre et d’exploitation.»
Immédiatement après la grève internationale en Grèce, les syndicats organisent des réunions, des assemblées générales et des campagnes d’information, et élaborent leurs plans de grève, affirmant clairement que les travailleurs ne paieront pas le prix de l’implication militaire du pays pour les profits des monopoles; ils n’accepteront aucun sacrifice ni aucun impact négatif sur leur propre vie ou celle de leurs familles.
C’est pourquoi l’accent est mis sur des revendications de hausses salariales substantielles, telles que des hausses salariales substantielles, des conventions collectives garantissant les droits des travailleurs, une journée de travail de 7 heures, une semaine de travail de 5 jours, ainsi que des mesures de santé et de sécurité sur le lieu de travail. Pour une protection effective des revenus face à la hausse des prix et à la précarité énergétique, face aux mensonges du gouvernement et à son soutien multiforme aux groupes monopolistiques. Aucune implication dans la guerre impérialiste; les travailleurs ne doivent pas en payer le prix — «Aucun sacrifice pour leurs profits et leurs guerres» — tel est le slogan qui unit les syndicats et prend forme sur chaque lieu de travail alors qu’ils affrontent les employeurs.



