C'est avec une forte participation et un vif intérêt que s'est déroulée le 4 mai 2026 l'événement «Du mai héroïque de 1936 à aujourd’hui: A working class hero is something to be!» dans le cadre de l’exposition de documents historiques et d’archives organisée par l'Organisation de Macédoine centrale du KKE pour marquer les 90 ans de du soulèvement ouvrier de mai 1936 à Thessalonique.
Ali Kemal Akgul, cadre du Parti Communiste de Turquie, membre du Conseil d’administration de la Direction centrale de l’Union générale des travailleurs du secteur de la santé, a participé à l’événement et y a prononcé un discours. Elisaios Vagenas, membre du Comité Central du KKE et responsable de la Section des Relations Internationales du CC, y a également assisté.
Lors de l'événement, Petros Simadis, membre du Comité régional de la Macédoine centrale, a évoqué en détail les riches enseignements tirés des 90 ans du soulèvement de mai à Thessalonique, il a souligné que l'étude de la riche expérience des luttes de notre peuple, du dévouement désintéressé des communistes à leur égard, de l'héroïsme des membres du KKE, mais aussi de ses faiblesses, constitue un élément de préparation aux grandes tâches qui incombent au KKE.
Markos Bekris, membre du Comité Central du KKE, docker et Président du Centre Syndical Régional du Pirée, a ensuite pris la parole. Il a établi un lien entre les luttes de classe d'hier et d'aujourd'hui en évoquant la grande grève des dockers du 6 février 2026 contre les projets impérialistes qui transforment les travailleurs en instruments de guerre. Cette grève, qui s'est déroulée dans 20 ports de 7 pays (Italie, France, Turquie, Grèce, Espagne, Maroc et Allemagne), a apporté une réponse à une question cruciale: de quel mouvement avons-nous besoin aujourd'hui? «La grève a contribué à accentuer la confrontation. À cibler la politique dominante elle-même. Elle a permis de remettre en cause plus vivement et concrètement la domination capitaliste, quel que soit celui qui la gère. Car la question n’est pas de savoir qui gère le système; la question, c’est le système lui-même. (…) De plus, cette grève a montré quelque chose de très important: Elle a montré que la lutte contre la guerre impérialiste est indissociable de la lutte pour la vie des travailleurs, pour des augmentations de salaire, pour des mesures de santé et de sécurité, pour des soins de santé et une éducation publics et gratuitsEn effet, ceux qui souhaitent aujourd'hui que nous soyons bon marché et consommables sur notre lieu de travail sont aussi ceux qui veulent faire de nous de la chair à canon. Ce ne sont pas deux choses différentes. C'est une seule et même chose, comme l'a clairement exprimé le slogan «Les dockers ne travaillent pas pour la guerre».
L'événement s'est conclu par le discours d'Ali Kemal Akgul«au nom du Parti communiste de Turquie, qui, au cours d’une histoire de lutte de plus de cent ans, et bien qu’il ait été mis à l’épreuve par des coups d’État, des interdictions et des attaques, n’a pas reculé un seul pas» comme il l’a souligné, ajoutant entre autres:«À l’occasion de l’anniversaire du glorieux soulèvement de la classe ouvrière grecque, je vous salue au nom de la classe ouvrière de mon pays, au sein de laquelle je mène moi-même la lutte syndicale en tant que travailleur de la santé. Je salue l’héroïque soulèvement de mai 1936, mené par les ouvriers du tabac sous la direction du Parti Communiste de Grèce. Une révolte qui s’est gravée non seulement dans la mémoire d’un peuple, mais aussi dans la mémoire collective de la classe ouvrière mondiale (...) L’existence des partis communistes de Turquie et de Grèce constitue la plus grande garantie de la fraternité entre les deux peuples. Il n’y a pas d’hostilité entre les travailleurs des deux pays, mais une lutte commune.»



