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The decay of social democracy in Venezuela

Date:
sept. 3, 2026
venezuela-usa

La cession totale des richesses naturelles du Venezuela aux États-Unis, par le biais de l'accord signé par le gouvernement social-démocrate de la présidente par intérim Delcy Rodríguez (qui était vice-présidente sous la présidence de Nicolás Maduro, qui est détenu aux États-Unis depuis son enlèvement lors de l'inacceptable intervention militaire impérialiste états-unienne du 3 janvier), a provoqué une vive confrontation entre des cadres de la social-démocratie vénézuélienne.

La lettre ouverte d'Ernesto Espinosa, producteur de radio et membre du parti social-démocrate au pouvoir (PSUV), reflète l'ampleur de la décadence et de la compromission qui empoisonnent des consciences populaires. Interrogé sur le fait qu'aucun ordre de résistance n'ait été donné à l'armée lors de l'intervention des États-Unis, cet individu déplorable affirme ce qui suit: «Le président Nicolás Maduro s’est sacrifié. Tout comme Salvador Allende en 1973 a choisi de ne pas fuir et d'affronter la mort plutôt que de voir son peuple massacré, et tout comme le commandant Hugo Chávez en 1992 a dit «pour l'instant» pour éviter un bain de sang, le président Maduro a pris une décision tout aussi héroïque et douloureuse: permettre son arrestation afin que le Venezuela ne soit pas ravagé.»

Et il poursuit: «Et si l’ordre n’avait pas été donné parce que le commandant en chef, sachant que nous n’avions pas la puissance militaire nécessaire pour affronter l’empire, avait décidé de se rendre pour sauver chacun de ces miliciens, chaque famille, chaque enfant qui est encore en vie aujourd’hui?». C'est l'apogée de la compromission, de la soumission et de l’évitement du combat.

Personne n’a eu l’idée de demander au défenseur de la social-démocratie vénézuélienne: «Mais enfin, puisque Maduro a décidé de se sacrifier et de se livrer aux Américains pour éviter l’effusion de sang, pourquoi n’a-t-il pas informé les quelques dizaines de Vénézuéliens et d’internationalistes cubains qui constituaient le dernier maillon de sa sécurité afin qu’ils ne soient pas tués?

Ensuite, concernant l’accord avec les États-Unis par lequel on leur cède les richesses minérales du pays, il en rajoute encore plus. Il prétend qu’il s’agit d’une… négociation pour que «Maduro revienne», ajoutant cyniquement que «c’est ainsi que cela se passe dans les enlèvements: on paie la rançon, le membre de la famille revient, puis on règle les comptes», pour conclure par la phrase selon laquelle «la politique est l’art du possible». Tout au long de son histoire, le rôle de la social-démocratie s'est toujours révélé destructeur. Cela se confirme tragiquement au Venezuela…


Publié dans «Rizospastis», organe du Comité central du KKE, le 2 septembre 2026