Le 14e Congrès de la Fédération des Femmes de Grèce (OGE) s'est tenu du 5 au 7 juin 2026, avec pour mot d'ordre principal la revendication de l'égalité des femmes contre la guerre, l'exploitation et l'oppression.
Coïncidant avec le 50e anniversaire de l’OGE, le Congrès a souligné le message central selon lequel l’organisation collective et la participation militante sont les moyens de faire face aux problèmes sociaux actuels et aux diverses formes d’inégalité que subissent les femmes.
Des centaines de déléguées venues de toute la Grèce, des représentantes de syndicats, d'organisations étudiantes, agricoles et sociales, ont participé aux travaux du Congrès. Les interventions ont mis en avant des questions liées à l'exploitation au travail, au manque de personnel dans les hôpitaux publics, ainsi qu'aux difficultés rencontrées par les femmes des zones rurales, les travailleuses indépendantes et les jeunes salariées. Les participantes ont notamment insisté sur la nécessité de protéger les droits sociaux et du travail, de soutenir la maternité, de lutter contre la violence et de renforcer l’action commune entre les mouvements de femmes, de travailleurs et du peuple. Les participantes ont également souligné que seule une action collective organisée peut garantir de réels changements dans la vie des femmes et de la société dans son ensemble.
Le jour de l'ouverture du Congrès, un programme culturel riche a été présenté. Le spectacle artistique «On danse parce qu'on vit» a mêlé musique, danse, poésie et images pour illustrer le lien entre l'art et la lutte sociale. Chaque participante a reçu un exemplaire de la pièce de théâtre «Les Fusils de la mère Carrar» de Bertolt Brecht. Une exposition d'œuvres d'art a également été organisée sur le site du Congrès, avec le soutien d'artistes collaborant avec le mouvement féministe radical. Ces événements ont mis en lumière le lien entre la lutte sociale, la création culturelle et la mémoire historique.




