Le 5 novembre, des élèves et des étudiants de toute la Grèce ont organisé de nouvelles manifestations de grande ampleur à Athènes, à Thessalonique et dans d’autres villes du pays, affirmant clairement qu’ils continueraient à se battre sans relâche pour leurs droits à l’éducation et aux études qu’ils méritent.
Les manifestants ont dénoncé le sous-financement et le manque de personnel des établissements d’enseignement publics, l’état déplorable des infrastructures, ainsi que le coût exorbitant du logement et de la vie quotidienne pour les étudiants, qui fait peser un lourd fardeau tant sur les étudiants eux-mêmes que sur leurs familles.
«Voici ce que méritent les élèves: une éducation publique gratuite — des infrastructures sûres!», pouvait-on lire sur la banderole du Comité de coordination des élèves d’Athènes, soulignant ainsi la revendication de l’élimination des barrières de classe et la lutte contre le coût de l’éducation et de la vie.
«De la Grèce à la France, nous luttons pour une éducation publique et gratuite», pouvait-on lire sur la banderole des associations d’étudiants d’Athènes, soulignant le fil conducteur qui relie les luttes et les revendications des jeunes, des travailleurs et des peuples à travers l’Europe, qui se battent contre des politiques qui envisagent leurs besoins comme un «coût», tout en accordant généreusement des milliards d’euros pour soutenir les groupes capitalistes et «huiler les rouages» de la préparation à la guerre.
Une fois de plus, le gouvernement a tenté d’empêcher les revendications de la jeunesse d'être entendues au centre d’Athènes, en instaurant un climat de répression policière et en fermant des stations de métro au cœur de la capitale; cependant, les élèves et les étudiants ont surmonté ces obstacles et ont organisé un rassemblement massif suivi d’une marche vers le Parlement.




