Giannis Tasioulas, président de la Fédération des travailleurs de la construction, était l’orateur principal du rassemblement populaire national à la Foire Internationale de Thessalonique. Il a notamment souligné ce qui suit:
«C’est maintenant le peuple qui s’exprime. Les milliers de travailleurs présents aujourd’hui. Les agriculteurs, les jeunes, les retraités, les femmes en lutte. Nous sommes tous unis contre eux et contre le système d’exploitation qui met nos vies en grave danger et nous conduit dans des impasses. Le message que nous envoyons est clair: lutte jusqu’à la victoire finale. Aucun sacrifice pour leur guerre et leurs profits. Donnez de l’argent pour les salaires, l’éducation et les soins de santé. Les besoins du plus grand nombre, les travailleurs, doivent passer en premier plan, et non les profits d'une minorité.
Nous brandissons un «carton rouge» aux dirigeants passés et présents, aux forces et aux partis responsables de centaines de lois anti-travailleurs, d’une taxation excessive, de l’érosion des revenus et des droits de la classe ouvrière, ainsi que de la perte d’acquis durement obtenus — tout cela au service des intérêts d’une minorité.
Pour que nous gagnions, le capital et l’État bourgeois doivent en payer le prix. Ils doivent perdre, en subissant des défaites quotidiennes lors des luttes menées par le mouvement ouvrier et populaire. Une marée de travailleurs doit se soulever contre eux à l'échelle nationale, une marée qui ne cessera de grandir dans les grands lieux de travail, les industries, les chantiers et les grandes usines. Ce mouvement intensifiera la lutte et imposera sa juste cause en affrontant et en renversant le système d’exploitation. (…)
À l’opposé de tout cela se trouve notre monde: celui du travail et de la lutte. Cette grande force des travailleurs et du peuple laissera son empreinte pour que le plus grand nombre, à savoir les travailleurs, puisse vivre comme nous le méritons véritablement, à la hauteur du potentiel de notre époque. Par notre lutte, nous les balayerons. Nous renverserons la décadence de leur système. L’espoir réside dans la lutte pour un monde sans exploitation, sans pauvreté, sans guerres et sans déplacements forcés. Aujourd’hui, nous, les travailleurs, disposons d’un immense potentiel pour sortir victorieux de la guerre contre le capital, les gouvernements, ainsi que les forces politiques et syndicales qui les soutiennent.
Nous intensifions nos luttes dans tous les secteurs, en nous battant pour des conventions collectives et des mesures de santé et de sécurité sur le lieu de travail. Nous utilisons tous les moyens à notre disposition et recourons à toutes les formes d’action, y compris les mobilisations, les campagnes d’information sur les lieux de travail et l’organisation de grèves dans divers secteurs et grandes entreprises, dans le but d’obtenir des résultats positifs et des avancées. Nous nous préparons à une escalade militante avec une grève nationale.»
Comme le souligne le portail d’information du KKE — https://www.902.gr/ —, ce rassemblement massif laisse un héritage pour l’avenir, pour les prochaines luttes majeures. Sur les lieux de travail, pour la signature de conventions collectives, pour des mesures de santé et de sécurité. Pour l’intensification des luttes, pour la formation d’un vaste mouvement des travailleurs et du peuple autour d’objectifs communs, pour le renversement de la politique du profit et de la guerre. Pour une alliance de la classe ouvrière avec les travailleurs indépendants, les agriculteurs pauvres, la jeunesse et les femmes issues de familles ouvrières.»